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Nouvelle-Calédonie

Nouvelle-Calédonie

La Nouvelle-Calédonie est un des archipels de la Mélanésie, une des trois parties de l'Océanie. C'est un pays d'outre-mer rattaché à la France, d'environ 19 100 km² situé dans l'océan Pacifique à 1500 km à l'est de l'Australie et à 2000 km au nord de la Nouvelle-Zélande. Depuis la signature des accords de Nouméa, la Nouvelle-Calédonie dispose d'un statut particulier, provisoire de « collectivité spécifique » en attendant la décision d'un référendum local prévu en 2014 portant sur son indépendance ou son maintien au sein de la République française. accords de Nouméa

Toponymie

Calédonie dérive du nom donné par les Romains au massif montagneux du nord de l'Écosse. James Cook lui-même d'origine écossaise par son père, baptisa ainsi l'archipel en souvenir de son île natale. La Nouvelle-Calédonie, appelée ainsi depuis la colonisation par l'État français, est dénommé aussi familièrement par les colons français et les « zoreilles », « le Caillou » tandis que le terme « Kanaky » a une connotation indépendantiste et identitaire en référence au terme kanak, terme d'origine Hawaiienne, répandu dans le Pacifique par les navigateurs européens. La toponymie et l'onomastique (nom des terres, îles, tribus et personnes...) en Nouvelle Calédonie sont des questions liées à des problèmes d'ordre foncier, juridique, historique et linguistique, débattus sur un plan politique depuis de nombreuses années. Les accords de Nouméa prévoient ainsi : "Les noms kanak des lieux seront recensés et rétablis. Les sites sacrées selon la tradition Kanak seront identifiés et juridiquement protégés, selon les règles applicables en matière de monuments historiques." (Article 1.3 alinéa 1)

Langues

Langues : le français (langue officielle), et 28 langues locales (qui sont des langues austronésiennes) dont quatre ont le statut (entre autres pour des raisons historiques) de « langue régionale » : deux sur la Grande Terre (le paicî, dans la région de Poindimié, l'ajië, dans la région de Houailou), et deux dans les Îles Loyauté (le nengone, dans l'Île de Maré, et le drehu, dans l'île de Lifou).

Histoire

Article de fond : Histoire de la Nouvelle-Calédonie

Géographie

La Nouvelle-Calédonie est un ensemble d'îles et d'archipels mélanésiens de l'océan Pacifique sud, situé autour des coordonnées 21°30′Sud 165°30′Est, à environ 1 200 km à l'est de l'Australie et 1 500 km au nord-est de la Nouvelle-Zélande. Le pays insulaire de Vanuatu la borde au nord-est. La Nouvelle-Calédonie est centrée autour d'une île principale, la Grande Terre. Elle comprend également plusieurs ensembles d'îles plus petites, les îles Belep au nord de la Grande Terre, l'île des Pins au sud, les îles Loyauté à l'est (Ouvéa, Lifou, Tiga et Maré) et plus loin à l'ouest l'archipel des îles Chesterfield et les récifs de Bellone. La Grande Terre est nettement plus grande que toutes les autres îles. Sur une superficie de 16 372 km², elle s'étire du nord-ouest au sud-est sur près de 400 km en longueur et 50 à 70 km en largeur. Le point culminant est le Mont Panié à 1 628 mètres (5 341 pieds) d'altitude. La côte est, humide, présente des paysages tropicaux (palmiers,...) tandis que la côte ouest, plus sèche, offre un paysage de brousse. La capitale du pays, Nouméa, en est aussi la principale ville. Elle compte 91 386 habitants au dernier recensement de 2004. Le Grand Nouméa (avec les communes voisines de Païta, Dumbéa et Mont Dore) compte 146 000 habitants.

Démographie

Mont Dore

Population

230 789 lors du recensement 2004. Avec un solde migratoire apparent de seulement 7 000 personnes entre 1996 et 2004. De 1996 à 2004, la population calédonienne s’est accrue d’environ 34 000 personnes, dont 27 000 au titre du solde naturel (naissances moins décès) et 7 000 au titre du solde migratoire. Sur 230 789 habitants, 22 080 (9,5 %) vivent aux Iles, 44 474 (19,3 %) dans le Nord et 164 235 (71,2%) dans le Sud, qui regroupe ainsi entre deux tiers et trois quarts de la population calédonienne. La capitale, avec 91 386 habitants, rassemble 40 % des habitants du territoire et le Grand Nouméa pèse 146 000 personnes, soit 63 % de la population

Groupes principaux

La Nouvelle-Calédonie est peuplée de différents groupes ethniques :
- les mélanésiens autochtones (les kanaks ou canaques)
- les descendants d'européens historiques souvent métissés (les caldoches, principalement d'origine française),
- les autres polynésiens du sud (dont les wallisiens et futuniens),
- les européens (les métros principalement d'origine française),
- divers groupes asiatiques historiques (notamment indonésiens et vietnamiens). La démographie est une donnée politique importante en Nouvelle-Calédonie. Depuis les accords de Nouméa, en effet la composition ethnique du collège électoral est un enjeu dans l'optique du référendum. Les indépendantistes soupçonnent l'État français d'encourager l'immigration de métropole par des avantages fiscaux et d'Asie de façon à mettre en minorité les peuples autochtones davantage favorables à l'autonomie ou l'indépendance. Il est difficile de dire si ce soupçon reste fondé puisque, par exemple, le recrutement local des fonctionnaires est favorisé aux dépens des mutations nationales. D'autre part, l'attractivité économique de la Nouvelle-Calédonie favorise une immigration importante de populations polynésiennes (notamment de Wallis-et-Futuna, que l'État français tente de freiner par un programme de développement spécifique à Wallis-et-Futuna, et de façon moins importante à la Polynésie française). Aujourd'hui les wallisiens par exemple y sont plus nombreux qu'à Wallis-et-Futuna, et des conflits ethniques se produisent avec les mélanésiens autochtones.

Politique

Voir aussi l'article détaillé : Politique en Nouvelle-Calédonie

Institutions

Subdivisions

La Nouvelle-Calédonie est découpée en trois collectivités qu'on appelle provinces. Chaque province regroupe plusieurs communes. On dénombre 33 communes actuellement. Les provinces sont :
- Province Sud
- Province Nord
- Province des îles Loyauté

Représentation

Les représentants des Provinces (14 pour les îles Loyauté, 22 pour la province Nord et 40 pour la province Sud) sont élus à la proportionnelle, chaque parti devant rassembler 5% des inscrits de la province pour pouvoir être représenté. Lors du même scrutin sont désignés les représentants des provinces qui siègeront au Congrès de la Nouvelle-Calédonie (Assemblée territoriale). L'assemblée est composée de 54 élus : 7 représentant les îles Loyauté, 15 la Province Nord et 32 la Province Sud. Le Congrès élit à la proportionnelle les membres du gouvernement puis le président du gouvernement. C'est également le Congrès qui est habilité à prendre en charge, à une majorité qualifiée des trois cinquièmes, les transferts de compétences de la France vers le territoire. Des élections provinciales ont eu lieu le 9 mai 2004. Ces élections ont été marquées par un fort éclatement (31 listes pour 76 sièges et 120 000 électeurs). La Nouvelle-Calédonie est également représentée en France par deux députés, qui sont actuellement Jacques Lafleur (RPCR) et Pierre Frogier (RPCR) tous deux membres du groupe UMP.

Courants politiques

Le clivage traditionnel est celui qui oppose les courants « kanaks indépendantistes et socialistes » contre les courants « caldoches loyalistes et de droite ». Ce paysage se diversifie au fur et à mesure que l'enjeu est, plus que le statut de ces îles, sa gestion. Pour plus de détails voyez : Politique en Nouvelle-Calédonie

Économie

Monnaie

La monnaie locale est le franc pacifique (CFP en terme usuel, ou XPF en terme bancaire) dont la parité est fixe par rapport à l'euro :
- 1 € = (exactement) 119,331742 CFP, soit : 100 CFP ~ 0,83800000170952 €
- Jusqu'en fin 1999, 100 CFP = 5,50 FRF (exactement) ~ 0,83846959480576 € L'institut d'émission d'outre-mer (IEOM), une subdivision locale de la Banque de France et qui a son siège à Nouméa, en est l'institut émetteur. La monnaie est aussi utilisée dans les deux autres collectivités d'outre-mer du Pacifique (Polynésie française, Wallis-et-Futuna). Les trois collectivités d'outre-mer sont appelés à se prononcer sur l'opportunité d'adopter la monnaie unique européenne, afin de faciliter les échanges et favoriser le développement économique de la région. Cependant, les autonomistes et indépendantistes y voient un moyen de lier indirectement l'avenir de la région à la politique européenne de la France, mais ils redoutent également les conséquences (notamment pour le développement touristique et les exportations de nickel) si le franc CFP était dévalué par la perte de garantie française. Aussi ils préfèrent une solution basée sur une plus grande autonomie politique et financière de l'IEOM de la Banque de France, par un accord contractuel ne liant pas la politique monétaire de la zone. Cependant cette solution se heurte aux exigences de stabilité des prix et de limitation des déficits publics exigés par la BCE, et la volonté de la France à couvrir les déficits extérieur de la zone Pacifique. La Nouvelle-Calédonie étant le principal acteur économique de la zone, et son évolution économique étant fortement liée au cours du nickel, le franc CFP reste dans une situation potentiellement fragile (et encore plus si la Nouvelle-Calédonie devait devenir indépendante du fait de la perte de nombreuses subventions de fonctionnement non compensées par un programme d'aide de la France), mais peut encore répondre aux besoins d'une politique économique locaux, indépendamment des exigences liées à l'euro. L'introduction de l'euro ne serait alors possible qu'après une diversification de l'activité économique locale plus en phase avec l'économie mondiale. Une autre solution serait de diversifier les monnaies des fonds de réserve afin de faire du franc CFP une "monnaie-pannier". Dans un tel cas, la convertibilité avec l'euro serait supprimée au profit de taux de changes plus favorables avec les autres autres pays de la région ou les principaux pays clients et fournisseurs du territoire disposant de monnaies plus liquides (notamment le Japon, l'Australie et la Nouvelle-Zélande), ou encore de fonder une nouvelle union monétaire avec d'autres pays de la région, sous une nouvelle dénomination.

Industrie

Le nickel, (découvert par Jules Garnier au ) 30 % des réserves mondiales et 6 % de la production mondiale, est en plein développement, notamment depuis la hausse des cours poussée par la forte demande chinoise. Il représente 90 % des exportations du territoire. Dans une moindre mesure, on trouve aussi du chrome, du cobalt, du fer, du cuivre et même de l'or. Le développement et la construction de fonderies devrait augmenter la valeur ajoutée des exportations, et mieux diversifier les sources de revenu du territoire, actuellement fortement basée sur l'exportation de minerai brut. Cependant le développement de ces activités se heurte (surtout dans la province sud) à des considérations écologistes, défendues par une partie des représentants kaknaks locaux (divisés sur la question). En effet la Nouvelle-Calédonie possède le second plus grand récif coralien du monde, et certains partis autochtones cherchent à faire classer ce récif au patrimoine mondial de l'humanité pour le préserver. Au contraire le gouvernement coutumier de la province nord est l'initiateur de projets industriels similaires destinés à mieux répartir les activités économiques trop concentrées dans la province Sud.

Activités primaires

L'agriculture et la pêche sont peu développés, et essentiellement vivrière. Si elle représente 6 % du produit intérieur du territoire, elle emploie 30 % de la population active, et contribue à limiter l'exode rural vers la province Sud. Les principales exportations concernent la crevette de mer (produite par la pêche côtière, mais de plus en plus produite par l'aquaculture d'espèces hybrides), et le cerf.

Services

Le tourisme connaît un nouveau développement, notamment pour les nombeuses plages et le climat favorable, le lagon et le massif coralien (pêche sous-marine). Les touristes proviennent essentiellement du Japon, de l'Australie et de Nouvelle-Zélande. La province nord développe des projets immobiliers et hôteliers destinés à mieux accueillir les visiteurs. Cependant la Nouvelle-Calédonie souffre du manque de liaisons régulières avec la métropole, et d'une desserte encore insuffisante des grands aéroports du Pacifique, par les compagnies aériennes internationales. Si le développement du trafic aérien semble stagner ou régresser du fait de l'augmentation des carburants, et du prix relativement élevé des taxes aéroportuaires (notamment en faveur des autres aéroports moins chers des pays voisins de la région), le tourisme maritime connaît un net développement depuis que la compagnie maritime internationale P&O a décidé de faire de Nouméa son principal port d'escale pour les croisières dans le Pacifique Sud, et de développer les escales supplémentaires vers les îles Loyauté.

Culture


- Centre culturel Tjibaou.
- Musée de la Nouvelle-Calédonie.
- Musée de la ville de Nouméa.
- Musée du bagne.

Littérature de la Nouvelle Calédonie

Une bande dessinée locale de Bernard Berger, La Brousse en folie, campe plusieurs personnages issus des différents groupes ethniques avec leurs « travers » mis en scène de façon humoristique.

Liens externes


- [http://www.ecrivains-nc.org/ Association des écrivains de Nouvelle-Calédonie].
- [http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/pacifique/paroles.html Littératures du Pacifique], dossiers d'auteurs de la Nouvelle-Calédonie sur le site «[http://www.lehman.cuny.edu/ile.en.ile/ île en île]».
- [http://www.info.lnc.nc/ Version électronique du journal local "Les Nouvelles Calédoniennes".]
- [http://www.lechienbleu.nc/ "Le chien bleu", Journal satyrique local.]
- [http://www.kaledonie.com/index.php?p=1&cat=38 Liste des sites sur la Littérature.]
- [http://www.domtomforum.com/viewforum.php?f=17 Forum sur la Littérature dans les DOM TOM.]
- [http://www.brousse-en-folie.com La Brousse en folie] (site de l'éditeur)
- [http://site.voila.fr/lapita/index.html "Lapita"] (Préhistoire de la Nouvelle-Calédonie)

Musique


- Cassettes :
  - Kanaké. 1er tableau du jeu scénique du Festival Mélanésia 2000. Le BOENANDO (partage des ignames) avec version française originale. Suivi de la BORIA.
- Disques laser :
  - Chants kanaks. Cérémonies et berceuses. Le chant du Monde LDX 274 909, Centre national de la recherche scientifique (CNRS), Musée de l'Homme, Agence de développement de la culture Kanak (ADCK), 1990.
  - Mix Mangrove, Chanteurs et Groupes de Nouvelle-Calédonie. Studio Mangrove, 1989/1991.
  - Kanéka. Studio Mangrove, 1994.
  - Kanéka, volume 2. Studio Mangrove, 1994.
  - Kanéka, volume 4. Studio Mangrove, 1996.
  - Caledonian
- All Star. Studio Mangrove, 1996.
  - Echanges. Choeur Nuances. Studio Mangrove, 1996.
  - L'esprit d'hier. Auteur, compositeur, interprète : GULAAN. Open Tuning Productions, 2004. Le Kaneka est une forme musicale née au milieu des années 80, lors des événements politiques qui ont secoué l'île. Le Kaneka trouve son origine dans le battement binaire produit sur un tronc d'arbre central lors du "Pilou", rythme traditionnellement utilisé lors des cérémonies tribales kanak.

Pour aller plus loin

Liens externes-musées


- [http://www.oceanie.org Musée de la civilisation].
- [http://www.musee-afriqueoceanie.fr Le Musée des Arts d'Afrique et d'Océanie (MAAO)] Les collections du MAAO ont quitté le Palais de la Porte Dorée en 2002 pour être intégrées au futur musée du quai Branly qui s'ouvrira en 2006. Ce nouveau musée d'arts et de civilisations regroupera les collections du MAAO et celles du laboratoire d'ethnologie du musée de l'Homme.

Biodiversité

La Nouvelle-Calédonie se distingue notamment par une biodiversité d'une étonnante richesse et originalité. Le taux d'endémicité est le plus élevé au monde.
- Plantes : 5 familles, 107 genres et 2425 espèces endémiques,
- Reptiles (geckos et scinques) : 12 genres, 61 espèces endémiques
- Oiseaux : 1 famille, 3 genres, 23 espèces endémiques (liste des oiseaux calédoniens) dont le cagou, emblème du Territoire.
- Crustacés d'eau douce : 14 espèces endémiques
- Poissons d'eau douce : 11 espèces endémiques
- Mammifères : 6 espèces endémiques de chauve-souris.
- Insectes : environ 4000 espèces endémiques répertoriées sur un total estimé de 8 à 20 000.
- Invertébrés : environ 4500 espèces inventoriées sur un total estimé supérieur à 15 000, avec un taux d'endémicité de 90 % à 100 %.
- faune et flore récifales et marines. Le bilan des connaissances sur la biodiversité marine en Nouvelle-Calédonie fait état d'environ 15 000 espèces (ORSTOM), (dont 5% endémiques), avec bon nombre de « fossiles vivants et formes archaïques ». Mais de nombreux secteurs demeurent encore inexplorés, ce qui laisse à penser que la biodiversité est bien plus élevée encore.

Vie pratique

Article détaillé : Vie pratique en Nouvelle-Calédonie

Galerie de photos

Image:Hienghene_La_Poule.JPG|"La poule" à Hienghène Image:Nouméa_Phare_Amédée.JPG|Le phare Amédée à Nouméa Image:Ouvéa_Plage_de_Mouli.JPG|L'atoll d'Ouvéa Image:Nouméa_Ile_des_Pins_Upi.JPG|Baie d'Upi à l'Île des Pins Image:Nouméa_Ile_des_Pins_Saint_Joseph.JPG|Baie de Saint-Joseph à l'Île des Pins Image:Lifou_falaises_Xodre.JPG|Falaises de Xodre à Lifou Image:Corail_Lifou.JPG|Récif coralien à Lifou Image:Kanak_case.JPG|Case traditionnelle kanak Image:Nouvelle_Calédonie_brousse_Poum.JPG|Paysage de brousse au nord vers Poum Image:Pirogue_Nouvelle_Calédonie.JPG|Pirogue traditionnelle de l'Île des Pins

Liens externes


- [http://www.gouv.nc/ Site officiel du gouvernement de la Nouvelle-Calédonie ]
- [http://www.visitenouvellecaledonie.com/ Site officiel Tourisme de la Nouvelle-Calédonie ]
- [http://www.lanouvellecaledonie.net/ Informations sur la Nouvelle-Calédonie]
- [http://www.photos-nouvelle-caledonie.com/ Photos de Nouvelle-Calédonie]
- [http://www.caledoguide.com L'Encyclopédie calédonienne Caledoguide.com]
- [http://www.endemia.nc Site consacré à la flore et à la faune endémiques et autochtones de la Nouvelle-Calédonie]
- [http://www.inra.fr/Internet/Produits/dpenv/richies10.htm La Nouvelle-Calédonie, vestige du continent de Gondwana]
- [http://www.kaledonie.com/ Annuaire et moteur de recherche sur les sites de la Nouvelle Calédonie]
- [http://www.kanaky-nouvelle-caledonie.com/ Annuaire du tourisme et du voyage en Nouvelle Calédonie]
- [http://www.boomerang.nc/ Portail de l'information en Nouvelle Calédonie]
- [http://www.radiodjiido.nc Radio Djiido]
- [http://www.tiwaka.images.free.fr/ Photothèque sur la Nouvelle-Calédonie]
- [http://site.voila.fr/lapita/index.html Lapita Préhistoire de la Nouvelle-Calédonie]

Bibliographie


- Histoires canaques. Alban Bensa et Jean-Claude Rivierre, CILF, 1983, ISBN 2-85319-114-1 (histoires bilingues français et paicî ou cemuhî)
- Colonialisme et contradictions, Nouvelle-Calédonie 1878-1978. Les causes de l'insurrection de 1878. Roselène Dousset-Leenhardt, L'Harmattan, 1978. ISBN 2-85802-053-1
- Calédonie sur parole... À l'écoute de Parawy Reybas et des autres... Henri Perron, Grain de Sable, 1998.
- Les spoliations foncières en Nouvelle-Calédonie (1853-1913) Joël Dauphiné, L'Harmattan, 1989.
- Gabriel Païta, témoignage Kanak. D'Opao au pays de la Nouvelle-Calédonie. 1929-1999. Jérôme Cazaumayou et Thomas De Deckker, L'Harmattan, Mondes Océaniens, 1999, ISBN 2-7384-8189-2.
-
ja:ニューカレドニア

Océanie

L'Océanie est en géopolitique une région regroupant des territoires situés dans l'océan Pacifique. Incluant généralement l'Australie et la Nouvelle-Zélande, l'Océanie est considérée comme un continent, le plus petit d'entre eux.

Généralités

continent L'Océanie est généralement décrite comme la région du monde qui se situe entre l'Asie du Sud-Est et l'Amérique du Sud. A la différence des autre continents, ce qui la caractérise n'est pas une masse continentale principale (même si l'Australie pourrait remplir ce rôle) mais bel et bien l'océan Pacifique. L'Océanie est le plus petit groupement continental du globe : l'ensemble des terres émergées atteint 8 523 655 km², dont 90% pour la seule Australie, 5,4% en Papouasie-Nouvelle-Guinée et 3,1% en Nouvelle-Zélande, les autres nations ou territoires dispersés sur l'océan Pacifique ne comptant que pour 1,5% du total. L'Océanie est le deuxième continent le moins peuplé après l'Antarctique avec 32 642 390 d'habitants. Là encore, 60% de la population vit en Australie, 16% en Nouvelle-Zélande, et 12% en Papouasie-Nouvelle-Guinée.

Régions

Comme tous les continents, les limites de l'Océanie sont arbitraires et le terme est utilisé pour désigner une partie du monde qui regroupe la plupart des terres de l'océan Pacifique en dehors des zones polaires. Traditionnellement, les différentes régions qui la composent sont :
- L'Australie
- La Mélanésie
- La Micronésie
- La Nouvelle-Zélande
- La Polynésie
- La Tasmanie La subdivision entre Mélanésie, Micronésie et Polynésie a été initiée par Jules Dumont d'Urville en 1831, mais ne repose sur aucune base vraiment tangible. Depuis les années 1970, les géographes et les spécialistes ne subdivisent plus, dans leurs travaux scientifiques, l'Océanie qu'entre Océanie proche et Océanie éloignée. L'Australie (et la Tasmanie) n'est parfois pas incluse dans ce continent maritime (et virtuel). L'Insulinde (et notamment les Philippines et les Célèbes) n'en fait plus traditionnellement partie, malgré le découpage originel de Jules Dumont d'Urville en quatre régions : l'Insulinde (sous le nom de Malaisie) était la quatrième et fut rattachée par la suite et par la tradition scientifique à l'Asie. Hawaii et les territoires des États-Unis inhabités dans l'océan Pacifique Nord sont parfois inclus dans l'Océanie. Hawaii fut à l'origine peuplée par des populations polynésiennes. L'île de Pâques est une autre île de peuplement polynésien. Elle est également parfois incluse dans l'Océanie.

Pays et territoires

île de Pâques La plupart des pays d'Océanie sont des îles ou des archipels. L'Australie est le seul pays continental et la Papouasie-Nouvelle-Guinée l'unique pays à posséder une frontière terrestre (avec l'Indonésie). La liste suivante regroupe les différents pays et territoires composant ce continent océanique (lorsque le territoire n'est pas indépendant, le pays dont il dépend est indiqué entre parenthèses. Cette dépendance prend d'ailleurs des degrés très divers selon les territoires, allant du territoire d'outre-mer à la quasi-indépendance) :
- Australie
- îles Cook (Nouvelle-Zélande)
- Fidji
- Guam (États-Unis)
- Kiribati
- Marshall
- îles Mariannes du Nord (États-Unis)
- États fédérés de Micronésie
- Nauru
- Niue (Nouvelle-Zélande)
- île Norfolk (Australien)
- Nouvelle-Calédonie (France)
- Nouvelle-Zélande
- Palaos
- Papouasie-Nouvelle-Guinée
- Îles Pitcairn (Royaume-Uni)
- Polynésie française (France)
- îles Salomon
- Samoa
- Samoa américaines (États-Unis)
- Tokelau (Nouvelle-Zélande)
- Tonga
- Tuvalu
- Vanuatu
- Wallis-et-Futuna (France)
- île Wake (États-Unis)

Voir aussi

Liens internes


- Océanien (linguistique)
- Peuplement de l'Océanie

Liens externes


- [http://www.mapsouthpacific.com/ Map South Pacific]
- [http://www.pacific-pictures.com/ Photos de voyage du Pacifique]
- [http://site.voila.fr/lapita/index.html LAPITA Préhistoire du Pacifique]
-
ja:オセアニア ko:오세아니아 ms:Oceania simple:Oceania th:โอเชียเนีย zh-min-nan:Tāi-iûⁿ-chiu

Océan Pacifique

L'océan Pacifique, qui s'étend sur une surface de 180 000 000 km², est l'océan le plus vaste du globe terrestre. Il comprend entièrement l'Océanie et quelques autres îles et archipels qui traditionnellement font partie de l'Asie (Japon, Philippines, Insulinde). Il est entouré par l'Asie, l'Australie et l'Amérique, alors que sa limite avec l'océan Antarctique au sud est officiellement marquée au 60 degré de latitude sud. La ligne de changement de date le traverse aux alentours du méridien 180°. ligne de changement de date

Géographie

C'est dans le Pacifique que se trouvent les fosses les plus profondes de la Terre, avec des profondeurs dépassant 10 000 mètres dans les fosses des Kouriles, des Mariannes et des Philippines. Le Pacifique est parcouru par plusieurs dorsales qui forment parfois en surface des archipels linéaires. Il comporte également de nombreux récifs coralliens dont l'île Christmas, le plus étendu et le plus ancien atoll du monde. Il est entouré par la ceinture de feu et connaît de nombreux tremblements de terre. Lorsqu'ils se produisent dans l'océan, ces derniers provoquent des tsunami (raz-de-marée). Entre 1900 et 2004, 796 tsunamis ont été observés dans l'océan Pacifique, et 17 % d'entre eux ont lieu près du Japon. Un centre international d'alerte, le Pacific Tsunami Warning Center, est chargé de l'observation et de l'alerte sur ces phénomènes. Le Pacifique est parcouru tous les cinq ans par un courant marin appelé El Niño qui exerce une influence non négligeable sur le climat.

Histoire

Les premiers Européens à découvrir le Pacifique furent les membres de l'expédition de Balboa qui l'aperçurent en 1513 après leur traversée de l'isthme de Panama. Le premier Européen à y avoir navigué fut Magellan en novembre 1520 qui le baptisa Pacifique à cause du temps calme qu'il rencontra pendant sa traversée de la Terre de Feu jusqu'aux Philippines.

Exploration


- Explorateurs du Pacifique : Saavedra (1527-1528), Francis Drake (1577-1580), Louis Antoine de Bougainville (1767-1768), James Cook (1768-1779), Jean-François de La Pérouse (1785-1788). Jules Dumont d'Urville. Louis Isidore Duperrey.
- Voir aussi : Bounty

Seconde Guerre mondiale


- Voir l'article détaillé Campagnes du Pacifique (1941-1945) Pacifique ja:太平洋 ko:태평양 simple:Pacific Ocean th:มหาสมุทรแปซิฟิก zh-min-nan:Thài-pêng-iûⁿ

Nouvelle-Zélande

|- valign="top" | Capitale || Wellington |- valign="top" | Reine
Gouverneur général
Première Ministre | Élisabeth II
Silvia Cartwright
Helen Clark |{{{{{{{{{{{{{

Accords de Nouméa

Catégorie:Nouvelle-Calédonie Second accord, suivant les accords de Matignon de 1988, signé le 5 mai 1998 sous l'égide de Lionel Jospin, il prévoit un transfert de certaines compétences entre l'Etat et la Nouvelle-Calédonie dans de nombreux domaines à l'exception de ceux de la défense, de la sécurité, de la justice et de la monnaie. Un scrutin d'autodétermination (indépendance ou maintien dans la République Française) sera organisé à l'issue de cette démarche vers 2018. Le 8 novembre 1998: Approbation par référendum des accords de Nouméa (72 %), organisant l'émancipation du territoire.
- [http://www.ac-noumea.nc/sitevr/NC/AccdsN.html Détails de l'accord]

Écosse

L'Écosse (en anglais Scotland, en écossais Alba /al@pa/) est l'un des trois pays qui forment le Royaume-Uni, avec l'Angleterre et le Pays de Galles, auxquels est adjointe la province de l'Irlande du Nord. Elle est située dans la partie septentrionale de la Grande-Bretagne. La capitale de l'Écosse est Édimbourg, le centre financier et administratif, mais la plus grande ville est Glasgow qui est historiquement plus industrielle. Les autres grandes villes sont Aberdeen et Dundee, suivie par Stirling, Perth, et Inverness. La plus grande église est l'église de l'Écosse (The Church of Scotland) - une église reformée. [http://www.churchofscotland.org.uk] L'écossais et le scots sont reconnus en tant que langues régionales. Robert Burns est l'auteur en scots le plus connu. Il y a un grand mouvement indépendantiste en Écosse : le Parti National d'Écosse (SNP, Scottish National Party) est le deuxième plus grand groupe au parlement écossais, avec 25% des voix aux dernières législatives. Le Scottish Socialist Party (SSP), extrême-gauche républicaine et indépendantiste, approche, quant à lui, les 8% des voix. On parle souvent en Écosse de « La Vieille Alliance » - the Auld Alliance - entre l'Écosse et la France (et la Norvège), l'alliance traditionnelle contre l'Angleterre, signée en 1295. Les billets de banque au Royaume-Uni ne sont pas imprimés par une banque centrale, mais par des banques régionales : en Écosse ce sont les banques Bank of Scotland, Clydesdale Bank et The Royal Bank of Scotland qui impriment les billets. Un billet de banque écossais est rarement accepté en Angleterre, alors que les billets anglais sont acceptés partout (les lois financières étant différentes dans les pays constituants du Royaume-Uni, les Écossais ne sont pas obligés d'accepter les billets anglais, et les Anglais ne sont pas obligés d'accepter les billets écossais, mais tout le monde est obligé d'accepter les pièces de monnaie d'au moins une livre).

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Écosse
Article détaillé : Chronologie de l'Écosse
Voir aussi : Liste des rois d'Écosse

Antiquité

En raison de sa position géographique excentrée, l'Écosse a été moins touchée par les invasions que l'Angleterre et a fortiori que les régions continentales. Après la conquête de l'Angleterre (env. 55 av. J.-C.) par Jules César, les Romains n'ont pas réussi à (ou pas souhaité) pacifier l'Écosse. Ils se sont retranchés derrière le mur que l'empereur Hadrien fit édifier vers 120 après J.-C., sorte de muraille de Chine qui réussit à contenir tant bien que mal les Pictes jusqu'en 364. Selon le Grec Claude Ptolémée, les différents peuples qui habitent alors l'Écosse était les Brigantes, les Caledonii, les Votadini, les Selgovae, les Novantae, le Damnonii, les Verturiones, etc.

Moyen Âge

Le substrat humain de ce qui devient l'Écosse est composé de peuples différents : les Picti celtes, les Britons, celtes, les Scots venus d'Irlande, les Anglo-Saxons, les Vikings. Leurs différents royaumes font fusionner en un unique royaume des Scots ou Écosse. Ces royaumes étaient : :le royaume de Fortriu (picte) :le royaume de Fib (picte) :le royaume de Gododdin (briton, héritier des Votadini), absorbé par la Northumbrie :le royaume de Strathclyde (briton) :le royaume de Dalriada (scot)

Époque moderne

Histoire contemporaine

Un Parlement écossais a été instauré par le "Scotland Act", adopté par le Parlement Britannique en 1998. Un référendum avait été organisé auparavant, en septembre 1997 et une large majorité s’était prononcée en faveur de la création d’un Parlement. C’est le premier Parlement écossais depuis 1707. Les premières élections du Parlement écossais ont été organisées le 6 mai 1999. La première séance du Parlement a eu lieu le 12 mai 1999. Des élections ont eu lieu ensuite en 2003. Le Labour Party est majoritaire, malgré la présence non négligeable d'élus indépendantistes du SNP (Scottish National Party, centre droit) et du SSP (Scottish Socialist Party, extrême-gauche).

Géographie de l'Écosse

right Article détaillé : Géographie de l'Écosse L'Écosse est bordée au sud par l'Angleterre et par la mer de tous les autres côtés. On pourrait parler d'un archipel, puisqu'elle regroupe environ 800 îles, mais le terme de presqu'île n'est pas déplacé car il s'applique aussi sur le plan culturel, les Écossais ayant de tout temps cherché à préserver leur identité culturelle à défaut de pouvoir conserver leur autonomie politique. Les trois groupes d'îles les plus connus sont les Shetland (les plus au nord), les Orcades (Orkney Islands, au large de Thurso) et les Hébrides, au nord-ouest. L'île de Skye fait partie des Hébrides Intérieures, au même titre que l'île de Mull. Les côtes sont assez souvent très déchiquetées et constituées de falaises ou de rochers mais on rencontre des plages de sable. Une bonne partie de l'Écosse est couverte de montagnes. Il ne faut pas se laisser tromper par les altitudes relativement modestes par rapport aux sommets alpins. Même le Ben Nevis (1344 m) ou le Cairn Gorm (1245 m) a fière allure et peut paraître impressionnant pour peu que son sommet soit dissimulé par des nuages sombres. Souvent le pied des montagnes se trouve à peine au-dessus du niveau de la mer. Les lochs sont des lacs d'eau douce ou des fjords étroits débouchant sur la mer. Ils remplissent généralement le fond d'une vallée étroite et profonde (glen). Il en existe des milliers, parfois très petits. Les plus connus, comme le fameux Loch Ness, ne sont pas forcément les plus beaux. Les forêts sont rares, à cause du déboisement excessif dans le passé ou de la pauvreté du sol sur les montagnes. Les landes sont couvertes de bruyères ou de fougères et l'herbe est souvent si rare que des centaines de kilomètres carrés sont totalement inutilisables pour l'agriculture. Le climat de l'Écosse est océanique, tempéré par les courants « tièdes » qui remontent le long des côtes. Il y pleut souvent et souvent très fort, surtout sur la partie nord-ouest du pays.

Découpage administratif de l'Écosse

Écossais célèbres

Voici quelques hommes célèbres écossais :
- John Macadam, de Ayr inventa le revêtement routier qui porte son nom.
- Le pneu fut décovert par John Boyd Dunlop, vétérinaire et chirurgien originaire de Dreghorn.
- Le téléphone fut inventé par Alexander Graham Bell, né a Edinburgh.
- John Logie Baird, né a Helensburgh découvrit la télévision.
- La U.S. Navy fut Fondée par John Paul Jones originaire de Kikbean.
- La Pénicilline fut découverte par Alexander Fleming de Darvel.
- James Young Simpson, né a Bathgate, inventa le chloroforme.
- La célèbre "Bank of England" a été fondée par William Paterson originaire de Dumfries, en Écosse.

Voir aussi


- Cromarty
- villes du Royaume-Uni
- Liste d'Écossais célèbres
- Cap Wrath

Lien externe


- [http://www.scottishsundials.co.uk Cadrans solaires d’Écosse]
-
Ecosse
-
als:Schottland ja:スコットランド ko:스코틀랜드 ms:Scotland simple:Scotland

Kanak

Catégorie:Nouvelle-Calédonie Kanak est le nom utilisé pour désigner les populations mélanésiennes de Nouvelle-Calédonie dans le Pacifique Sud. Le terme viendrait à l'origine du mot hawaiien « kane » signifiant « homme ». Il se généralisa par la suite, à l'initiative des navigateurs et marchands européens, sous la graphie « canaque » à l'ensemble du Pacifique, pour désigner plus particulièrement les populations autochtones de Mélanésie, (bien que certains récits du XIX siècle l'utilisent également à propos des Marquisiens ou des Pascuans). Toujours est-il que le terme prit peu à peu un sens plus ou moins péjoratif pour ne désigner que les populations mélanésiennes de Nouvelle-Calédonie. À partir des années 1960, les Mélanésiens se le réapproprièrent en le « re-océanisant » sous la graphie « kanak ». Le terme est aujourd'hui emprunt d'une forte charge identitaire et est devenu l'un des symboles des revendications culturelles et politiques des Néo-Calédoniens d'origine mélanésienne. (Voir "Cannibale" de Didier Daeninckx) Les Kanaks célèbres sont :
- Ataï
- Jean-Marie Tjibaou
- Eloi Machoro
- Christian Karembeu Note : l'adjectif kanak est invariable au féminin comme au pluriel, seul le nom Kanak s'accorde au pluriel. On écrira donc « Les Kanaks parlent encore 28 langues kanak. »

Liens externes

Sites


- [http://alor.univ-montp3.fr/cerce/r2/c.g.htm Patrimoine et identité kanak en Nouvelle-Calédonie]
- [http://www.adck.nc Agence de Développement de la Culture kanak]

Bibliographie


-
Do Kamo, la personne et le mythe dans le monde mélanésien. Maurice Leenhardt (Gallimard, 1947)
-
L'autre monde, un passage en Kanaky. Anne Tristan (Gallimard,1990)

Onomastique

L'onomastique (du grec onoma, nom) est la science de l'étymologie des noms propres. Même si on l'associe souvent à l'étude des noms de personne, elle regroupe en fait l'étude de l'anthroponymie (noms de personnes) et de la toponymie (noms de lieux). En égyptologie, l'onomastique est une science aussi complexe qu'indispensable. En effet, elle permet d'attribuer un objet ou un monument à telle ou telle personne. Mais la tâche des égyptologues est rendue bien difficile par la multiplication des titulatures des pharaons (cinq noms de couronnement !). ---- Vocabulaire d'onomastique :
- agglutination
- amuïssement
- antonyme
- aphérèse
- apocope
- assimilation
- attraction paronymique
- cacographie
- cas régime
- cas sujet
- cognomen
- consonne liquide
- contraction
- déglutination
- dérivation
- diminutif
- diphtongaison
- dissimilation
- épenthèse
- éponyme
- étymologie
- gentilé
- gentilice
- hagiographie
- hagionyme
- hagiotoponyme
- hapaxépie
- hydronyme
- hypocoristique
- labialisation
- matronyme
- métaphore
- métathèse
- métonymie
- microtoponyme
- mutation consonantique
- noms romains
- paronymie
- particule (onomastique)
- patronyme
- palatalisation
- prénom épicène
- prosthèse
- provection
- pseudonyme
- remotivation
- rhotacisme
- sobriquet
- syncope
- vocalisation Cette liste décrit un cerain nombre de phénomènes d'évolution phonétique. Voir aussi la liste des types de modifications phonétiques. Catégorie:Linguistique Catégorie:Lexicologie

Accords de Nouméa

Catégorie:Nouvelle-Calédonie Second accord, suivant les accords de Matignon de 1988, signé le 5 mai 1998 sous l'égide de Lionel Jospin, il prévoit un transfert de certaines compétences entre l'Etat et la Nouvelle-Calédonie dans de nombreux domaines à l'exception de ceux de la défense, de la sécurité, de la justice et de la monnaie. Un scrutin d'autodétermination (indépendance ou maintien dans la République Française) sera organisé à l'issue de cette démarche vers 2018. Le 8 novembre 1998: Approbation par référendum des accords de Nouméa (72 %), organisant l'émancipation du territoire.
- [http://www.ac-noumea.nc/sitevr/NC/AccdsN.html Détails de l'accord]

Français

Le français est une langue romane parlée en France, dont elle est originaire, ainsi qu'en Belgique, au Canada, en Côte d'Ivoire, en Suisse et dans 47 autres pays. La langue française a cette particularité que son développement a été en partie l'œuvre de groupes intellectuels (comme la Pléiade) ou d'institutions (comme l'Académie française). C'est une langue dite « académique ». Toutefois, l'usage garde ses droits et nombreux sont ceux qui malaxèrent cette langue vivante, au premier rang desquels Jean-Baptiste Poquelin. On parle d'ailleurs de la « langue de Molière ».

Histoire

Voir l'article détaillé : Histoire de la langue française On estime généralement que les Serments de Strasbourg de 842 sont le premier texte écrit en protofrançais (ou romana lingua ou encore roman). La première mention de l'existence d'une langue romane ne date que de 813, lors du synode de Tours. Il faut attendre entre 880 et 881 pour le premier texte littéraire, la Séquence de sainte Eulalie, encore qu'on puisse considérer que la langue de ce texte est plus du picard que du français lui-même. C'est en 1539 que l'ordonnance de Villers-Cotterêts impose le français comme langue du droit et de l'administration. Régi par : Académie française, Délégation générale à la langue française et aux langues de France, Service de la langue française (Belgique), Office québécois de la langue française, les Conseils supérieurs de la langue française de France, de Belgique et du Québec.

Voir aussi


- synode de Tours
- Serments de Strasbourg
- Séquence de sainte Eulalie
- Édit de Villers-Cotterêts
- français langue étrangère

Littérature

Parmi les premières œuvres majeures :
- La Chanson de Roland (Roland, Charlemagne, Olivier, Ganelon)
- Le Roman de Renart (Goupil, Ysengrin)
- Les romans de Chrétien de Troyes
- Gargantua de François Rabelais
- Défense et illustration de la langue française
- Voir aussi Littérature francophone et littérature française

Vocabulaire

Étymologie

La majorité du fonds lexical français provient du latin (en tant que langue-mère) ou bien est construit à partir des racines gréco-latines. De nombreux termes possèdent un synonyme, l'un venant de la racine latine ancienne, l'autre étant populaire. Ces doublets sont surtout présents avec un nom (populaire) et l'adjectif dérivé (savant) : mère / maternel, frère / fraternel, cheveu / capillaire, foi / fidèle, froid / frigide, œil / oculaire, sûreté / sécurité, etc. Le francique, en tant que superstrat, a laissé quelques mots importants et les emprunts sont nombreux : d'abord à l'anglais, puis à l'italien, aux autres langues romanes, à l'arabe, etc.

Néologismes

Certains néologismes français sont constitués à partir des racines latines ou grecques :
- logiciel, domotique... D'autres suivent les règles de suffixation :
- baladeur créé pour remplacer l'anglais walkman et diskman.

Français régional

Certains néologismes peuvent également être empruntés au vocabulaire du français régional. On appelle français régional des mots ou des expressions employés dans certaines régions de la francophonie mais non retenus dans les dictionnaires académiques du français ou qui ne sont pas utilisés dans l'ensemble de la francophonie. Il ne s'agit pas de langue familière, mais bien du français qui a évolué de façon différente. Par exemple, au Québec, le terme clavardage est le terme officialisé par l'Office québécois de la langue française pour désigner une séance de bavardage avec un autre interlocuteur par le biais d'Internet et sous forme d'échange de texte. Autres exemples :
- au Québec et en Suisse : on dit mitaine pour « moufle » ;
- en France, dans la région de Normandie, on utilise souvent clenche pour « poignée de porte », toile pour « serpillière », ce midi ou dans l'heure de midi pour « à midi », etc. ;
- en France, dans la région de Picardie, on peut utiliser wassingue pour désigner la serpillière ;
- en France, on dit cake pour désigner certains types de gâteaux.
- dans le sud de la France, du Limousin au Bas-Languedoc et à la Provence, on emploie plier pour « emballer » ou « envelopper » (de l'occitan plegar, même sens).

Emprunts étrangers

:Pour plus d'information, voir l'article plus détaillé. On estime à moins de 13 % (soit 4 200 mots) les parts des mots d'origine étrangère dans la langue française courante soit environ les 35 000 mots d'un dictionnaire d'usage. 1 054 de ces mots sont d'origine anglaise, 707 italiens, 550 de l'ancien allemand, 481 des anciens langages gallo-romans, 215 arabes, 164 de l'allemand, 160 du celtique ancien, 159 espagnols, 153 hollandais, 112 perses et sanskrits, 101 des langues des indiens d'Amériques, 89 de diverses langues asiatiques, 56 de diverses langues afro-asiatiques, 55 de langues slaves et de la Baltique, 144 d'autres langues diverses.
  - Source : Henriette Walter, Gérard Walter, Dictionnaire des mots d'origine étrangère, 1998.

Prononciation

:Voir l'article plus détaillé.

Place du français dans le monde

Le statut international du français

article plus détaillé Le français est la langue officielle de nombreux pays, et largement utilisée dans un certain nombre d'autres. Une partie des nations utilisant cette langue est regroupée au sein de la « francophonie ». Dépassant, le seul cadre linguistique, le Haut Conseil de la Francophonie est une plateforme d'échanges impliquant un tiers des pays de la planète. Ce mouvement confirme une redéfinition de la place du français dans le monde. Le français est la langue officielle de la Convention du Mètre qui définit les unités de mesure en physique. C'est l'une des vingt langues officielles de l'Union européenne. Le français connaît un recul de son poids sur la scène des échanges internationaux face à l'influence de l'anglais. Par exemple, l'anglais est devenu langue de référence numéro un au Comité international olympique malgré l'histoire de cette institution.

Les francophones


- Voir l'article détaillé Distribution des francophones dans le monde
- Voir aussi : Variations régionales du français En 1998, le Haut Conseil de la Francophonie estimait les francophones « réels » à 112,6 millions auxquels il convient d'ajouter 60,6 millions de francophones qualifiés de « partiels » ou « occasionnels », soit 173,2 millions de francophones. De plus, 100 à 110 millions de « francisants », qui, citons ici le rapport officiel, « ont appris le français pendant plusieurs années et en ont gardé une maitrise variable, ou qui sont amenés à le pratiquer, même partiellement, pour leur métier. » Le même type d'étude avait été mené par ce même organisme en 1989 (rapport publié en 1990) avec 104,6 millions de francophones « réels » recensés plus 54,2 millions de « partiels », soit 158,8 millions de francophones. La progression enregistrée est importante avec un gain de 14,4 millions en 9 ans. 2 millions de ces « nouveaux » francophones sont des Français, démographie oblige, mais le gros du bataillon est fourni par le continent africain. En extrapolant ces chiffres, on peut estimer le nombre des locuteurs francophones à quelque 183 millions en 2005 et le nombre total de personnes aptes à s'exprimer en français à 290 millions.

Voir aussi

Liens internes


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille
      - langues indo-européennes
      -
- langues romanes
      -
  - langues d'oïl
  - grammaire française
  - conjugaison des verbes français
  - verbe
  - conjugaisons des verbes du premier groupe
  - conjugaisons des verbes du deuxième groupe
  - conjugaisons des verbes du troisième groupe
  - noms en français
  - nombres en français
  - orthographe française
  - rectifications orthographiques
  - étymologie
  - fréquence d'apparition des lettres en français
  - diacritiques utilisés en français
    - accent circonflexe en français
  - symboles SAMPA pour les sons français
  - prononciation du français

Jeux de langue


- anacyclique
- anagramme
- contrepèterie
- jeu de mots
- lapalissade
- palindrome
- virelangue

Liens externes


- [http://www.site-magister.com/ Travaux dirigés de français].
- [http://www.olf.gouv.qc.ca/ Office de la langue française du Québec].
- [http://www.toponymie.gouv.qc.ca/ Commission de toponymie du Québec].
- [http://www.francophonie.org/ Organisation internationale de la Francophonie].
- [http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/francophonie/histlngfrn.htm « Histoire de la langue française »], par Jacques Leclerc, dans L'aménagement linguistique dans le monde, Québec, Université Laval.
- [http://atilf.atilf.fr/ Trésor de la langue française informatisé], version informatisée du Trésor de la langue française (TLF), dictionnaire extrêmement complet sur la langue française des XIXe et XXe siècles, réalisé sous la direction de Bernard Quemada et Paul Imbs.
- [http://www.orthographe-recommandee.info/ Orthographe-recommandée.info], à propos des rectifications de l'orthographe française officiellement recommandées.
- [http://www2.ignatius.edu/faculty/turner/languages.htm D'autres chiffres sur la Francophonie]
- [http://www.academie-francaise.fr/ L'Académie française et son dictionnaire en ligne]
- [news:fr.lettres.langue.francaise Forum Usenet sur la langue française] et [http://www.langue-fr.net/ site associé]
- [http://fr.groups.yahoo.com/group/langue-fr/ Liste de diffusion sur Yahoo Groupes]
- [http://www.loecsen.com/travel/discover.php?lang=fr&to_lang=3/ Apprendre et écouter des expressions pratiques en français] Chaque expression est accompagnée d'une illustration
- [http://www.les-dictionnaires.com/evolution-langue.html Dictionnaires d’évolution de la langue] Evolution de la langue française et des dictionnaires : vieux français, anglicismes,...
-
Francais Francais Francais Francais als:Französische Sprache ja:フランス語 ko:프랑스어 simple:French language th:ภาษาฝรั่งเศส zh-min-nan:Hoat-gí

Langues austronésiennes


-
Austronésiennes Les langues austronésiennes (AN) sont parlées en Asie du Sud-Est et dans l'océan Pacifique, à Madagascar (géographiquement à l'écart) et à Taiwan. Elles comprennent le groupe des langues formosanes et le groupe des langues malayo-polynésiennes (MP). Comme les premières ont été tardivement classifiées, pendant longtemps les deux termes AN et MP ont pu être confondus, ce qui n'est plus le cas. Leur nom provient du grec latinisé austronesia, signifiant « îles du sud ». La découverte de cette famille précède celle des langues indo-européennes (établie à partir du de façon certaine). Dès 1706, le philologue Hadrian Reland avait souligné les ressemblances entre la langue parlée à Futuna, le malais et le malgache (à partir du glossaire recueilli en 1616 par le navigateur Jacob Le Maire à Futuna). L'existence d'une famille linguistique qui sera plus tard dénommée austronésienne est définitivement établie par Lorenzo Hervás y Panduro en 1784 (Catalogo delle Lingue). En 1834, cette famille, étendue à l'île de Pâques, est baptisée malayo-polynésienne par le linguiste Wilhelm von Humboldt dans Über die Kawi-Sprache auf der Insel Java (1836-39). Le statut des langues mélanésiennes (îles noires) a cependant longtemps été traité à part. Préjugé tenace, dû à des raisons raciales, malgré le travail lumineux du linguiste Otto Dempwolff (1920), d'éminents linguistes continuèrent à leur dénier toute parenté austronésienne, pourtant certaine (et désormais unanimement reconnue). Le foyer d'origine de toutes ces langues semble être l'extrémité Sud-Est de la Chine du Sud ou Formose (Taiwan) où vivent encore aujourd'hui des populations austronésiennes. Typologiquement, ces langues se distinguent par un emploi important du redoublement servant à exprimer de nombreux traits grammaticaux ainsi que par des systèmes phonologiques relativement simples (peu de consonnes et de voyelles, peu voire pas du tout de groupes de consonnes difficiles à prononcer, énoncés assonancés, etc.).

Liste et classification

En voir la liste dans cet autre article. La classification la plus unanimement reconnue est celle de Robert Blust (1977) (reprise dans The Lexicon of Proto-Oceanic, 1998 et 2003, Canberra, ANU).

Langues les plus parlées actuellement


- javanais : plus de 80 millions
- indonésien : 35 millions
- tagalog : 24 millions de locuteurs
- ilokano : 9 millions de locuteurs
- cebuano : 24 millions de locuteurs
- malgache : 10 millions
- samoan : 400 000 dans les Samoa, aux Fidji, en Nouvelle-Zélande, aux Tonga et aux États-Unis.
- fidjien : 337 000
- tongien : 108 000
- maori : 100 000
- gilbertin (Kiribati, anciennes îles Gilbert) : 100 000
- chamorro : Guam et îles Mariannes du Nord : 50 000 locuteurs
- tahitien : îles de la Société, centré autour de Tahiti

Voir aussi


- linguistique
  - dictionnaire des langues
    - langues par famille

Classification

La structure interne de l'austronésien est difficile à élucider même s'il est clair désormais que c'est à Formose que se trouvent les plus grandes différences généalogiques et la moindre dans les îles de l'Océanie éloignée ce qui suppose une dispersion à partir de Taiwan. Ci-après est reportée une classification généralement reconnue, adaptée en français, basée sur les travaux de Malcolm Ross, ANU, Canberra. (les noms de certaines langues sont écrits selon leur graphie anglaise quand la forme francisée n'est pas en usage — entre parenthèses les abréviations usuelles) Austronésien
- Atayalic (formosan)
- "Tsou-MP"
  - Tsouic (Formosan, comprend le Rukai)
  - "Paiwan-MP"
    - Paiwanic (Formosan, comprend l' Ami)
    - Malayo-polynésien ["MP"]
      - Outer Hesperonesian [ou Outer Western Malayo-Polynesian] (Bornéo et les Philippines : de petits groupes nombreux de langues, dont les principaux sont l'Ilokano, Kapampangan, le tagalog, Cebuano, le malgache)
      - Nuclear Malayo-Polynesian (dispersion possible à partir des Célèbes, Sulawesi)
      -
- Sunda-Sulawesi [ou Inner Western Malayo-Polynesian] (Western Indonesia : javanais, Sundanese, malais (Malaysian/indonésien), Cham (Vietnam), balinais, Buginese (Sulawesi), chamorro (Guam), paluan (Palaos))
      -
- Central-Eastern Malayo-Polynesian (CEMP)
      -
  - Central Malayo-Polynesian (autour de la mer de Banda : langues de Timor, Sumba, Flores et des Moluques)
      -
  - Eastern Malayo-Polynesian (EMP) [ou « Melanésien », mais qui comprend aussi le micronésien et le polynésien]
      -
    - Halmahera-Geelvink Bay (langues d' Halmahera et de l' Irian Jaya occidental, les plus importantes étant Buli et Biak)
      -
    - Oceanic (océanique) (Oc)
      -
      - West Oceanic (océanique occidental) (langues côtières de Nouvelle-Guinée à partir de l'est de Jayapura et des îles Salomon)
      -
      - Manus (peut-être comprenant la langue de Yap, en Micronésie)
      -
      - East Oceanic (océanique oriental)
      -
      -
- îles Salomon du Sud
      -
      -
- Vanuatu du Sud
      -
      -
- Remote Oceanic (océanique éloigné)
      -
      -
  - Nouvelle-Calédonie
      -
      -
  - îles Loyauté
      -
      -
  - Vanuatu du Nord
      -
      -
  - Micronesian (n'est pas synonyme de micronésien)
      -
      -
  - fidjien-polynésien

Bibliographie


- Otto Dempwolff, Vergleichende Lautlehre des Austronesischen Wortschatzes (3: Austronesisches Wörterverzeichnis), KRAUS reprint: 1969, Nendeln, Liechtenstein
- Peter Bellwood, Prehistory of the Indo-Malaysian Archipelago, 1985, Academic Press Australia, Sydney
- Stephen A. Wurm & Shirô Hattori (dir. de pub.), Language Atlas of the Pacific Area (Part I: New Guinea area, Oceania, Australia), The Australian Academy of Humanities in collaboration with the Japan academy, ANU, Pacific Linguistics, series C-66, Canberra
- A. Bensa & J.-C. Rivierre (dir. de pub.), Le Pacifique : un monde épars, L'Harmattan, 1998, Paris, ISBN 2-738-47251-6
- J. Lynch, Pacific Languages: An Introduction, University of Hawaii Press, ISBN 0824818989
- The Lexicon of Proto-Oceanic, 1998 et 2003, éd. ANU, Canberra
- Malcolm Ross, éd. ANU, Canberra.
- Arnaud NOURY, Le reflet de l'âme lapita, 2005, Noury editions, Versailles [(http://site.voila.fr/lapita/index.html) (Austronesiens et lapita)]

Liens externes


- http://www.langues-oceaniennes.org/
- http://www.tlfq.ulaval.ca/axl/monde/famaustro.htm
- http://www.ethnologue.com/show_family.asp?subid=89851 ja:オーストロネシア語族 ms:Bahasa Austronesian zh-min-nan:Lâm-tó-gí-hē

Drehu

Introduction

Le drehu (qene drehu) est une langue appartenant à la famille des langues austronésiennes. On y retrouve en effet les principales caractéristiques de ces langues
- l'alternance consonne/voyelle. La voyelle finale est néanmoins parfois éludée en fin de phrase.
- le redoublement (par exemple tro: aller, marcher; trotro: presser le pas)
- Contrairement aux langues de Polynésie et un grand nombre de langues austronésiennes, le drehu se caractérise par une plus grande diversité phonologique. Elle est la langue kanak qui comporte le plus de locuteurs. Ils sont environ 12 000, essentiellement sur l'île de Lifou (Îles Loyauté). Elle a aujourd'hui le statut de "langue régionale" faisant parti des 4 parmi les 28 langues de Nouvelle-Calédonie à pouvoir être passées en option au bac, que cela soit sur place ou en métropole. La langue drehu est également enseignée depuis 1973 à l'Institut national des langues et civilisations orientales et depuis 2000 à l'Université de Nouméa. Langue de tradition orale, elle a été pour la première fois transcrite au milieu du par les missionnaires britanniques et polynésiens de la London Missionary Society (LMS), avec l'aide des Lifous. Parmi ces missionnaires, citons Samuel Mac Farlane et Fao (ou Paoo), originaire quant à lui d'Aitutaki aux îles Cook et formé au collège de Takamoa, l'école pastorale de Rarotonga. Il existe également sur l'île une autre langue, le qene miny, utilisée autrefois pour s'adresser aux chefs bien que de nos jours peu de gens savent encore la maîtriser.

Phonétique

La langue drehu se compose de 30 phonèmes :
- Sept voyelles :
  - a : se prononce [a] comme dans "arbre";
  - e : se prononce [e] comme dans "café";
  - ë : se prononce [ε] comme dans "tête";
  - i : se prononce [i] comme dans "rite";
  - o : se prononce [o] comme dans "totalité";
  - ö : se prononce [ø] comme dans "lieu";
  - u : se prononce [u] comme dans "loup";
- 23 consonnes :
  - b : se prononce [b] comme dans "bateau";
  - c : se prononce [t] comme dans "Tchèque";
  - d : se prononce [d] comme dans "danse";
  - dr : se prononce [] comme le "d" anglais de "down";
  - dj : se prononce [] comme dans "Djibouti" (n'est utilisée que dans le cas d'emprunts, par exemple "djaem" pour confiture)
  - f : se prononce [f] comme dans "finir";
  - g : se prononce [g] comme dans "gare";
  - ng : se prononce [ŋ] comme le "ng" de "parking" (vélaire);
  - ny : se prononce [n] comme dans "news" ou "igname";
  - h : se prononce [h] comme en anglais il est aspiré;
  - j : se prononce [ð] comme le "th" de « mother » en anglais;
  - k : se prononce [k] comme "kanak";
  - l : se prononce [l] comme dans "Lucien"
  - m : se prononce [m] comme dans "Marcel";
  - n : se prononce [n] comme dans "Norbert";
  - p : se prononce [p] comme dans "pot"
  - q : se prononce [xu] comme le "ju" de "juegar" ou "Juan" en espagnol;
  - s : se prononce [s] comme dans "cinéma"
  - th : se prononce [θ], aucun équivalent français, se prononce comme un "s" fortement appuyé;
  - t : se prononce [t] comme dans "tonnerre";
  - tr : se prononce [] comme le "t" anglais de "turn";
  - w : se prononce [] comme le "w" de Hawai'i";
  - x : se prononce [x] comme le "j"(la « jota ») espagnole;
  - z : se prononce [z] comme dans "Zoé". Il existe de légères nuances de prononciation et de tonalité entre le nord et le sud de l'île.

Déictiques personnels

Comme le plupart des langues d'Océanie, le drehu comporte un duel et un pluriel. Il fait également la distinction entre le nous inclusif et le nous exclusif. Singulier
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Eni/ni : je, moi
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Eö/ö : tu, toi
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Nyipë/nyipëti : vous de politesse, lorsque l'on on s'adresse à un aîné ou à un chef (joxu)
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Nyipo/nyipot(i) : vous de politesse quand on s'adresse à une aînée
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Angeic(e) : il, elle
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Nyidrë/nyidrët(i) : il, lorque l'on évoque un aîné
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Nyidro/nyidrot(i) : elle, lorque l'on évoque une aînée
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Xapo : il, elle (quand la personne est absente)
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Ej(e) : il, elle (pour une chose, un animal) Duel
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Eaho/ho : nous deux (interlocuteur exclus, moi et lui)
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Easho/sho (easo/so) : nous deux (interlocuteur inclus, toi et moi)
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Epon(i)/pon(i) : vous deux
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Eahlo : ils, elles deux
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Lue ej(e) : ils, elles, eux deux (pour deux choses, deux animaux) Pluriel
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Eahun(i)/hun(i) : nous (interlocuteur exclus, eux et moi)
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Eashë/shë, easë/së : nous tous (interlocuteur inclus)
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Epun(i)/pun(i) : vous tous
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Angaatr(e) : ils, elles, eux
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Itre ej(e) : ils, elles, eux (pour les choses, les animaux)

Quelques marqueurs aspectuels


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A exprime que l'action est en train de s'accomplir ou un état présent.
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Eni a papaathe la wahnawa : Je suis en train de raper la banane.
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Nyipë a tro ië ? : Où vas-tu ?
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Angeic a madrin : Il/elle est content(e).
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Kola exprime l'idée d'un constat présent.
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Kola mani : Il pleut.
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Kola hnötr : Il fait froid.
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Kola meköl la nekönatr : L'enfant dort.
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kola qaja : on dit... il se dit...
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Ka : exprime un état permanent, durable ou un résulat
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foë ka mingömingö : une jolie fille
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Hna exprime l'accompli.
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Hna mani : Il a plu.
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Hnenge hna si e kuhu hnagejë : Je me suis baigné (en bas) à la mer.
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Hnei nyidrë hna qaja ka hape… : Il a dit que…
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Ha : exprime l'accomplissement d'un acte ou d'un phénomène attendu
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Angeic ha xulu : il est enfin arrivé.
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Kola ha hetre iön : l'arbre à pain a donné des fruits
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Kolo exprime l'idée d'un constat passé.
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Kolo sineng : C'était mon ami (il ne l'est plus).
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Tha kolo kö a mani : Il ne pleut plus.
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Ase hë exprime que l'action est définitivement terminée.
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Ase hë ni xeni la koko : J'ai terminé de manger l'igname.
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Ase hë la ini : Le cours est terminé.
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troa/ tro...a exprime une action non encore accomplie (futur), mais aussi le devoir, "il faut"
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Troa mani : il pleuvra.
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Tro ni a xen : Je vais manger.
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Tro ni a tro e kohië la macatre ka troa xulu : J'irai là bas (dans la direction de l'est, sous entendu en Europe), l'année prochaine.
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Tro epuni a ujëne la hna cinhyihane celë : Vous devez traduire ce texte.
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Troa huliwa : il faut travailler.
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Tha...kö : exprime la négation
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Tha 'tre kö ni : je ne sais pas
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The...kö : indique l'interdiction
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The ewekë kö ! : Ne parles pas, tais toi!
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: exprime l'injonction, l'ordre.
  - xeni jë ! : manges !

Vocabulaire de base

Bozu : Bonjour (emprunt au français, « bonjour »). Les jeunes aiment aujourd'hui à dire uzob, ce qui est généralement mal vu par les vieux. Talofa : forme plus ancienne de salutation (emprunt au samoan) Hape ue lai ? : Comment allez-vous ? (Une autre manière de dire est mare ? ou matre ?, un racourci pour matre troa la mel ? Egöcatr(e) : Très bien, je vais bien. Une autre réponse possible est « pëkö », littéralement « rien du tout ». L'étiquette lifou fait que l'on ne doit jamais se plaindre de ses maux. Ne jamais répondre « tha loi kö », « cela ne va pas » ou eni a kucakuca, « je suis fatigué ». Drei nyipë ? : Qui êtes-vous? Comment vous appelez-vous ? Ame ni tre... : Je m'appelle ... Elanyi hë : salut, à demain Edrae hë : salut, à plus tard Eö a u ? : Que fais tu ? Eni a pi xen : j'ai faim Ka madra : un blanc, un Européen. Littéralement le terme signifie « le rouge ». Il existe plusieurs versions quant à l'origine du terme. Il est probable que cela fasse référence à la couleur de la peau brûlée par le soleil des premiers Européens (des britanniques) à être passés sur l'île Atre wiiwii : Un français. Nöje wiiwii : la France. Wiiwii est le terme utilisé pour désigner les Français dans un grand nombre d'archipels, par exemple chez les Maori de Nouvelle-Zélande. Atre papaale : un anglais ; qene papaale : l'anglais, la langue anglaise. Mëëk(e) : la Gande Terre. Eaj(e) : Ouvéa. Mengon(e) : Maré. Tixa : Tiga. Kunie : île des Pins. Kolo ka hapeu ngöne qene wiiwii la trenge ewekë ... : Que signifie en français la phrase... xen(i) : manger (un produit de nature végétale), eni a xeni la wahnawa : je mange une banane ön(i) : manger (un produit de nature animale), eni a öni la gutu : je mange du poulet tro : aller, marcher ; nyipë a tro ië ? : Où allez-vous ?; föe : une femme adulte trahmany(i) : un homme adulte Jajiny(i) : une jeune fille (une adolescente) Thöthi : un jeune homme (un adolescent) ; Ame la eni a thöthi tre : Lorsque j'étais jeune... Nekönatr(e) : un enfant Qatr(e) : un vieux,un ancêtre joxu : chef angajoxu : grand chef. Ils sont au nombre de trois sur l'île. Le nom des trois grandes chefferies sont Lösi au sud, Gaica à l'ouest et Wetr au nord. Uma : habitation (terme générique) ; uma meitro : case traditionnelle ; uma etë : maison en dur, en pierre ; uma itön : magasin Itön : acheter ; tro ni a itön la falawa : je vais acheter du pain Hnanyijoxu : enceinte de la chefferie, lieu où habite le chef. Huhnahmi : village chrétien. Traditionnellement, l'habitat était dispersé. Ce sont les missionnaires qui regroupèrent la population de chaque tribu au sein de villages créés à cet effet Hmitrötr(e) : interdit, sacré, tabou; Kola hmitrötre troa qaja.. : il est interdit de dire... ; thina ka hmitrötr : avoir une conduite incorrecte Thoi : mensonge ; qeje thoi : mentir Nyipici : vérité, vrai Koko : igname (terme générique). Il existe également des termes précis pour chaque variété d'ignames. Wene gee : calebasse Nu : cocotier fiji : moule eötr(e) : requin helep(u) : l'intérieur des terres

Quelques proverbes

(Source : Emma Hadfield, "Among the natives of the Loyalty Group" 1920)
Qali ne nu : (littéralement "C'est un cocotier tordu"), au sens d'on ne peut pas changer les gens car on ne redresse pas un cocotier tordu Tulu kö tulu : (litt : "une mesure pour une mesure"), c'est donnant donnant Hnaho pi xetë a xetë : (litt. "la poule sultane donnera naissance à une poule sultane"), "les chats ne donnent pas des chiens". Kuië wëtresiji hnengödraië : (litt. "lancer des étoiles dans le ciel") au sens de faire quelque chose d'inutile ou de perdre son temps. Le ciel est déjà plein d'étoiles, pourquoi en jeter d'autres ? Me eö kö lai, nge qa shë kö la : (litt. "toi c'est comme cela et nous c'est ainsi"), à chaque pays sa façon de faire, à chacun sa méthode. Munë ne wenge pë hë : (litt. "les restes de la pirogue", le bois non utilisé pour construre une pirogue - wenge), une "vieille fille", une "femme non mariée".

Sources

Cours de drehu de Wamo Haocas (INALCO), [http://www.langues-oceaniennes.org section langues océaniennes] Ecouter du drehu : http://lacito.archivage.vjf.cnrs.fr/archives/Nouvelle_Caledonie/Drehu/MU.mp3 récit de Wanum Maka recueilli par Claire Moyse-Faurie,CNRS, Lacito, sur l'arrivée de Tongiens à Mu, grande chefferie de Lösi.

Bibliographie

Maurice Lenormand, Dictionnaire de la langue de Lifou. Le Qene Drehu, 1999, Nouméa, Le Rocher-à-la-Voile, 533p Lercari, Vernaudon, Sam, Gowé,
QENE DREHU langue de Lifou (2 tomes+4 cassettes) Moyse-Faury (Claire), Le drehu: langue de Lifou (îles Loyauté): phonologie, morphologie, syntaxe, SELAF, ISBN 2-85297-142-9 Catégorie:Langue malayo-polynésienne

Histoire de la Nouvelle-Calédonie

Catégorie:Nouvelle-Calédonie Les premières sources écrites concernant l'histoire de la Nouvelle-Calédonie remontent à sa découverte en 1774 par James Cook, mais l'archipel était habité par les kanaks depuis bien longtemps.

Histoire précoloniale

Voir aussi : Peuplement de l'Océanie Voir aussi: Lapita (dont le site type est néo-calédonien)

La découverte

Lapita La découverte de l'archipel de Nouvelle-Calédonie a eu lieu assez tard dans l'histoire des découvertes océaniennes. En effet l'Anglais James Cook l'aperçoit seulement le 4 septembre 1774, au cours de sa deuxième expédition. Il la baptise Nouvelle-Calédonie (Calédonie voulant dire Écosse en latin). Ce premier contact lui donne une bonne impression. La motivation de ce choix semble arbitraire, James Cook etant originaire du Yorkshire. Par la suite, l'île suscite plutôt l'intérêt de navigateurs français : La Pérouse (1785), d'Entrecasteaux (1792), Dumont d'Urville (1827), bien que quelques navigateurs anglais s'y rendent : Hunter (1791) et Kent (1803). De 1810 à 1840, l'île est de plus en plus fréquemment abordée par des baleiniers, des marchands, des trafiquants et des aventuriers de toutes sortes.

La colonisation

1840 À partir des années 1840, les missionnaires catholiques (français) et protestants (anglais) travaillent à l'évangélisation des tribus kanaks. En 1864 une expédition militaire aux îles Loyauté est organisée pour mettre fin à l'influence anglaise protestante. Le contre-amiral Febvrier-Despointes prend possession de l'île à Balade (nord) pour la France, le 24 septembre 1853, et le 29 septembre il négocie l'annexion de l'île des Pins avec le grand chef Vandegou. De 1853 à 1877, il y a un mouvement de colonisation pionnière vers la Nouvelle-Calédonie. C'est sous l'influence des pères maristes que la France a décidé de coloniser cette lointaine terre du Pacifique. Napoléon III décide en 1863 de créer le bagne de Nouvelle-Calédonie. Les « transportés » arrivent entre 1864 et 1897. En 1872, les déportés politiques de la Commune de Paris y sont envoyés. Ils y côtoient les déportés de la révolte kabyle de 1871. Libérés, ils peuvent obtenir des concessions de 4 hectares sur l'île. En 1874, suite à l'évasion de six communards déportés dont Henri Rochefort, le gouverneur Gautier de la Richerie est remplacé par Léopold de Pritzbuër. Dans le décret du 12 décembre 1874 signé par Mac Mahon les pouvoirs du gouverneur sont étendus de même que ceux du directeur de ladministration pénitencière. À partir de 1895, sous l'impulsion du gouverneur Paul Feuillet, on met fin au bagne et la colonisation libre est encouragée. Les colons européens reçoivent des terres pour produire du café tandis que l'immigration asiatique est encouragée pour l'exploitation minière qui débute en 1910. Fait notable : la Nouvelle-Calédonie est, avec l'Algérie, la seule colonie de peuplement française. Les Métropolitains y sont venus nombreux au point d'égaler le nombre des autochtones (on appelle « Caldoches » les métropolitains nés sur le territoire, alors que les immigrants sont dénommés « Zoreilles »). Au fur et à mesure des vagues de colonisation, les Kanaks furent soumis au code de l'indigénat (qui n'est aboli qu'en 1946), ils n'ont jamais été mis dans des réserves. Frappée par les maladies, l'alcoolisme, et la sous-nutrition, la population autochtone, estimée à 100 000 personnes en 1853, n'en compte plus que 20 000 en 1920.

Une histoire tourmentée

Les Kanaks n'ont jamais vraiment accepté cette colonisation et des révoltes ont lieu tout au long du . Entre 1850 et 1878 ce ne sont que des révoltes épisodiques, éparpillées dans tous les coins de l'île. La première révolte rassemblant plusieurs tribus autour du chef Ataï a eu lieu en 1878 et s'est soldée par la mort du chef (qui a été décapité par des Kanaks armés par les Français, et dont la tête est conservée à Paris dans un bocal) et par un sentiment d'humiliation pour les Kanaks dont la population a rapidement décliné. D'autres révoltes ont eu lieu, en 1913 dans le nord, et une importante en 1917, dirigée par le chef Noël Doui, lui aussi décapité par des Kanaks. En 1931, un groupe de Kanaks est exposé dans une cage, à l'occasion de l'exposition coloniale de Paris.

La tentation américaine

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la Nouvelle-Calédonie se rallie à la France Libre en 1940 et devient une base pour les Américains engagés dans la campagne du Pacifique. En 1942, 40 000 soldats américains débarquent en Nouvelle-Calédonie, triplant ainsi la population de l'île.
Certains quartiers de Nouméa portent encore les noms des zones militaires américaines :
Motor Pool, Receiving, ...

Le maintien dans le giron de la République

Après la Seconde Guerre mondiale, les Kanaks espéraient profiter du mouvement de décolonisation pour se libérer aussi. Mais si, en 1946, le code de l'indigénat est supprimé et si les Kanaks obtiennent la citoyenneté française, ils n'obtiennent le droit de vote qu'en 1957. La Nouvelle-Calédonie est alors un territoire d'Outre Mer mais, alors qu'un mouvement de décolonisation s'amorce dans les autres colonies françaises dès les années 1950, la France affirme son autorité sur le territoire calédonien : en 1963 le Conseil de Gouvernement est placé sous l'autorité du Gouverneur et en 1968, la loi Billote retire à l'Assemblée territoriale de Nouvelle-Calédonie l'essentiel ses pouvoirs, entre autres sur le nickel. Dans les années 1960, la population kanak devient majoritaire, ce qui inquiète les colons, d'autant que des revendications commencent à s'exprimer. Si bien que les autorités métropolitaines décident d'encourager l'émigration vers l'île. Cette immigration est facilitée par le boum du nickel qui offre aux immigrants une perspective économique souriante. Entre 1969 et 1976, la population de l'île s'accroît de plus de 20 % avec près de 20 000 nouveaux immigrants. Si les Kanaks sont toujours plus nombreux que les Européens (environ 55 000 contre 50 000 en 1976), ils ne sont toutefois pas majoritaires, en raison de la présence d'autres communautés allogènes (26 000) : Asiatiques Polynésiens et Wallisiens.

Le mouvement indépendantiste

Les mouvements autonomistes se sont radicalisés au cours des années 1970 avec la création des Foulards rouges puis du Groupe 1878 fondé en 1974 qui s'unissent dans un
Comité de coordiantion pour l'indépendance, bientôt rejoints par lUnion multiraciale de Nouvelle-Calédonie qui vient de rallier le camp indépendantiste. L'union au sein du comité ne tient pas longtemps mais il a permis la restructurations des différents groupes : le Palika issu du Groupe 1878 et des Foulards rouges est fondé en décembre 1975. En 1977, l'Union calédonienne bascule elle aussi dans le camp indépendantiste. Avec l'élection de François Mitterrand en 1981 les attentes indépendantistes se font pressantes. Unis à partir de 1984 sous la bannière du FLNKS (Front de libération nationale kanak et socialiste), les espoirs indépendantistes sont rapidement déçus. Alors qu'ils comptaient sur la bienveillance du gouvernement socialiste, la mort du secrétaire général de l'UC, l'indépendantiste radical Eloi Machoro, le 12 janvier 1985, tué au cours d'une manifestation plonge les indépendantistes dans la douleur et la colère en rappellant l'assassinat, resté impuni, de son prédécesseur à ce poste, Pierre Declercq. Les nationalistes Kanaks considèrent qu'il s'agit d'un assassinat commandité par l'État français et couvert par Edgard Pisani, ministre de la Nouvelle-Calédonie. Même si le FLNKS appelle à l'apaisement cette disparition attise les rancœurs, ce qui explique l'attaque commando d'Ouvéa. En avril et mai 1988, la petite île d'Ouvéa, est en effet marquée par deux drames : l'attaque des locaux de la gendarmerie par un commando indépendantiste (4 gendarmes assassinés), suivie